Magali-Poyeton-Sud-Corner-Notre-Equipe

Parce qu'on est hyper conscientes que l'on se connaît plus ou moins, et que parfois on essaie d'expliquer notre motivation pour Sud Corner qui nous tient à cœur, on a parfois des phrases un peu toutes faites, parce que, avouons-le c'est aussi facile et rapide de notifier certaines choses en quelques minutes, surtout lorsque nous sommes en présentations et que nous sommes focus sur nos objectifs (amis Blogueurs, Journalistes et Business Angels, si vous nous lisez !).

Il nous est donc apparu important de nous poser 5 minutes, et de vous expliquer un peu plus de nous, notre enfance, tout ça tout ça, pour que vous puissiez comprendre le pourquoi du comment, la naissance de l'envie de créer un groupement de producteurs sous une forme un peu nouvelles, pourquoi allier les nouvelles technologies, etc... Pour ouvrir la marche, c'est Mag qui s'y colle. Magali sa vie, son oeuvre, c'est parti !

1.Une enfance au Pays de la Verveine

Bien que j’ai moi-même vécu à la « capitale ! » de la Haute Loire, au Puy en Velay, loin du terroir agricole pur souche,  j’ai côtoyé toute mon enfance de vrais et beaux  paysans, et je me rappelle non sans nostalgie de la maison de mes arrières grands parents paternels qui se située au Mazel dans une toute petite commune de la Haute Loire en pleine campagne, là, vivaient donc, "pépé et mémé du Mazel". Nous y retrouvions souvent mes grands parents, mon oncle ma tante et surtout pour notre plus grande joie mon cousin et ma cousine. Pour aller aux toilettes, Il fallait aller dans la grange et s'accroupir au-dessus de la rigole pour d'évacuation du pissat des vaches. Il y avait même une petite marre aux cochons où ma cousine a eu le malheur de tomber un jour (la pauvre) lors d’un de nos jeux d’enfants emplis de rires et d’excitation.

Mon arrière grand-père « pépé du Mazel » était un homme de la terre, rude et buriné par une vie passée dehors à s’occuper de ses champs et de ses bêtes. Il m’a toujours fait un peu peur, il ne parlait que le patois et resté dans son fauteuil derrière la fenêtre de la cuisine à nous observer et râler que nous étions trop excités, trop bruyant… J’avais toujours un moment d’appréhension au moment d’aller lui dire bonjour et au revoir je lui faisais un bisou à toute vitesse histoire de ne pas rester en sa présence trop impressionnante pour l’enfant que j’étais. Quand à mon arrière grand mère "ma mémé du Mazel" ci dessous en photo, elle était douce, et d'une grande générosité.

[caption id="attachment_1763" align="alignnone" width="640"]arriere-grand-mere-paternelle-magali-poyeton Mon arrière grand-mère à la ferme[/caption]

Arrière petite fille de paysans, j’ai été élevée dans l’amour de la terre, nourrie aux légumes du jardin de mes grands parents, et mangeant le miel de mon « papi Lili » apiculteur passionné. J’ai toujours vu ma famille respecter cette terre nourricière, la cultiver au rythme des saisons et à l’ancienne sans pesticides (vadé retro Monsanto) ou autres produits pour gagner en production, juste ce qu’il faut pour nourrir la famille et se faire plaisir en travaillant la terre. Même si cultiver la terre est exigeant, fatigant, sans répit, il y a un côté magique à voir sortir les légumes de terre, et une saveur sans pareil à les déguster.

2. Mes souvenirs de marchés

Ma madeleine de Proust à moi c’est le marché du samedi matin, sur la place du Plot au Puy en Velay. Quand j'étais petite, j'y allais les samedis pour vendre le miel de mon "papi Lili". Nous étions toujours installés à côté de la poissonnerie en face des marchands de poules et de lapins que j’adorais aller caresser (comme tous les enfants d'ailleurs !). Il y avait sur cette même place des vendeurs d’œufs, de champignons… de fromage de pays aux artisons qui bougent encore sur le fromage (la terreur de tous mes amis qui ne sont pas  du Puy !!!).

les-artisous-fromages-du-Puy-en-Velay

Nous avions l’habitude d’aller avec "mami Lili" boire un thé et manger une pâtisserie au milieu de la matinée, rien que  toutes les deux,  juste après que mon papi soit revenu de boire le café avec ses copains. Nous allions toujours au même endroit, dans une petite brasserie au nom plutôt colonialiste « Au baiser du Nègre ». D’y repenser, j’ai le sourire aux lèvres de la nostalgie de ces moments de partage avec mes grands parents maternels malheureusement disparu.

3.Mon côté obscur green

Si je vous parle de tout cela c’est pour vous dire combien cette enfance heureuse m’a orienté dans mes choix de vie, ma façon de consommer.

Quand j’ai appris en 2008 qu’une AMAP existait, banco ! je n’ai pas hésité une seconde à m’y inscrire et plus tard à m’y investir au niveau associatif. Permettre à des agriculteurs installés en bio et en local de vivre grâce à la vente de paniers hebdomadaires allé tout à fait dans ma philosophie de « consom’actrice ».

amap-cantagal

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi, quand j’achète un produit de qualité que ce soit alimentaire ou pas, j’y fais plus attention. Si je le déguste je prends le temps de le sentir, de m’imprégner des saveurs, je le laisse délivrer toute sa palette gustative et ça me met en joie, idem pour un joli objet de décoration, je le touche, l’observe, et suis heureuse de le mettre en valeur comme il se doit. Notre site internet Sud Corner c’est beaucoup de nous (Sabine et moi), de notre amour du Sud de la France ou elle a grandi et ma terre d'adoption depuis plus de vingt ans déjà !. On vous y fait découvrir des pépites du Sud et j'espère qu'au travers de nos choix de produits, de l'univers visuel du site, vous ressentez ce que l'on essaie de vous transmettre : notre recherche du bon, du savoir-faire de petits artisans, producteurs, créateurs du Sud...

Voilà, vous en savez maintenant un peu plus  sur moi,  :-)

Savoureusement,

Magali

crédit photo: Magali Poyeton, Sud Corner, AMAP Cantagal

View comments about this article