La fête du Cailar, chaque année c'est quand même quelque chose. Mais je dois l'avouer, mon jour préféré, c'est le mercredi, le jour de la fête à l'ancienne!

La fête du Cailar, c’est pas peu de le dire, c’est quand même quelque chose !!! Une fête votive qui se déroule pendant près de 10 jours, toujours du premier weekend au second weekend d’août, dans la bonne humeur, et de façon mélangée entre familles, amis… toutes les générations réunies. Mais je dois bien l’avouer, mon jour préféré, c’est le mercredi, le jour de la fête à l’ancienne !

La fête à l’ancienne kézako ?

Le jour de la fête à l’ancienne, c’est avant tout une idée qui a germé dans l’esprit des jeunes villageois de l’époque en 1983: faire une journée sans moteur, endimanchés dans les habits des aïeux, en ressortant la calèche, en débranchant l’orchestre et tout ce qui pourrait dater du temps de l’électricité… Pour s’en retrouver dans les prés autour d’un petit déjeuner paysan (saucisse, fruits, pain, fougasse, vin rouge…), et regarder les gardians trier les taureaux comme avant.

Alors, chacun redouble d’effort pour trouver une fine robe en dentelle, des sabots en bois, un gilet en soie moirée ou encore un vieil attelage à rénover… Et il faut dire que ça paye, puisque le petit déjeuner est offert à chaque participant costumé 🙂

Et l’on se presse depuis les prés des Demoiselles jusqu’aux arènes à pied, à vélo, à cheval et même en bateau à voile !

Les indispensables pour une fête à l’ancienne réussie

Le concept de la fête de village, c’est que tout le monde fait la fête ensemble, en même temps. Il faut donc être paré aux imprévus du genre finir sur la place à point d’heure autour de l’apéro sans avoir l’estomac dans les chaussettes, et sans rouler sous la table, ça ferait mauvais genre. Toute fête à l’ancienne réussie dépend en partie de l’organisation qui doit être rodée. En effet, le petit déjeuner aux prés démarrant autour de 9h00, il vous faudra être en avance pour commencer à préparer votre braise pour les grillades en préparation. Evidemment, il vous faudra bien réserver quelques jours à l’avance, votre poids en saucisses aux boucheries du coin, sous peine de se retrouver bredouille parmi ses invités, sans oublier le pain et le vin…La messe est dite !!!

Pour la fête à l’ancienne, il y aura les pragmatiques qui privilégieront le côté pratique du jetable, et les plus fadas qui sortiront l’argenterie, les nappes en tissus, et la verrerie d’antan (bon, faut avouer qu’il y en a de moins en moins).

Depuis des années, nous faisons à chaque fois 2 groupes: ceux qui voient jusqu’à la fin le tri des taureaux aux prés, et ceux qui vont rapidement se placer dans les arènes pour voir l’ensemble des attelages, ceux qui restent aux prés, se postent en première position sur la place pour avoir une table où se poser et chanter avec la peña qui nous accompagnera jusque dans l’après-midi !

Une fête à l’ancienne intergénérationnelle

Ce qui me plaît particulièrement dans ce rassemblement en dentelles et crinolines, c’est le fait que nous trinquions toutes et tous ensemble sans bouder notre plaisir : locaux et touristes (spéciale dédicaces aux bretonnes de cette années croisées sur les tables en plein apéro et qui n’en revenaient pas… Bretonnes si vous nous lisez, on vous aime !!!); les jeunes, les moins jeunes et les anciens accoudés partageant le verre de l’amitié, les huiles et les inconnus au bataillon, le tout se remuant au son de la fanfare 😀

Cette année, comme toutes les autres aura été des plus agréables, quoi que quelque peu fraîche… Petit bémol sur le manque de grandes tables en bois qui servaient de piste de danse aux festejaires d’ici et d’ailleurs, pourvu que celles-ci soient de retour l’an que ven !


Le Cailar (30) : une fête votive à l’ancienne

Crédit Photos: Laurent Ollier, Frédéric Rimondi

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